Paroles de brocard est une série photographique réalisée en 2025, fruit d’une centaine d’affûts menés sur une période huit mois dans les environs de Maîche. Au fil des saisons, j’ai pu observer la vie des chevreuils et leur évolution au cours de l’année. Très farouches à la sortie de la période de chasse, ils deviennent progressivement moins méfiants, leur comportement évolue vers une plus grande tolérance à la présence humaine en été. J’ai été particulièrement frappé de constater qu’une harde de six individus est devenue presque insensible à ma présence durant les mois de juillet et août. La série se compose de deux volets complémentaires, chaque image étant accompagnée d’une légende contribuant à la lecture de l’ensemble.
L'exposition comprendra entre 15 et 20 photos imprimées sur papier Hahnemülhe Rag contrecollé par mes soins sur panneau de MDF 6mm au format 40x60. Encadrement de type caisse américaine bois profil plat noir mat de ma fabrication.
Paroles de brocard
ÉMOTIONS : images consacrées aux attitudes du brocard.
Lorsqu’il perçoit un dérangement dans son environnement, il se fige, se redresse, incline la tête, tend l’oreille. Son corps devient langage. Ces postures traduisent un état d’alerte, mais aussi une palette plus subtile de ressentis : tension, curiosité, défiance, assurance. Une même image peut suggérer plusieurs émotions, libre à chacun d’y projeter sa propre interprétation.
PAROLES DE BROCARD : image racontant la vie du brocard.
Souvent perçu négativement par certains propriétaires forestiers en raison de la consommation de bourgeons au printemps, susceptible de ralentir la croissance des jeunes plants, le brocard demeure parallèlement l’un des gibiers les plus recherchés par les chasseurs. Le réchauffement climatique, avec les sécheresses estivales, période cruciale du rut, vient désormais perturber le cycle de reproduction.
Face à ces pressions le brocard, ce petit cervidé discret, doit relever de nombreux défis. Dans le département, ses effectifs sont aujourd’hui en baisse, rendant ces rencontres d’autant plus précieuses.